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| FEMININES | Regards croisés sur Sandrine DUBOURDY, de son engagement avec les féminine du CABCL à son incroyable parcours dans Koh-Lanta Fidji. Photos : Carlos MATIAS pour le CABCL #Formation et TF1. Photos protégées.

| FEMININES | Regards croisés sur Sandrine DUBOURDY, de son engagement avec les féminine du CABCL à son incroyable parcours dans Koh-Lanta Fidji.

mardi, 09 janvier 2018 09:30


À peine rentrée des Iles Fidji, où elle a brillé durant l'émission Koh-Lanta, nous avons contacté Sandrine DUBOURDY - la Capitaine de nos féminines afin de recueillir ses impressions au terme de son aventure, "son graal" au bout du monde.

Tout d’abord félicitations, tu as accédé au dernier carré de l’émission au pied des poteaux. Quel beau parcours ! Peux-tu nous raconter ton aventure à l’autre bout du monde ?

Sandrine DUBOURDY : Cette aventure a été enrichissante, incroyable, extraordinaire, remplie de bonheur même si elle peut sembler très difficile. De plus l’endroit était magique et très symbolique pour quelqu’un qui pratique le rugby, faire un Koh-Lanta aux îles Fidji c’est tout simplement une aubaine pour quelqu’un comme moi.
Après j’ai essayé dans cette aventure de mettre en application les qualités que je peux avoir dans le monde du rugby, et dans mon comportement au sein de mon équipe mais aussi en tant que manager dans ma vie professionnelle. J’avoue que les valeurs du rugby et tout ce que cela véhicule au sein du commandement d’une équipe, puisque je suis capitaine, m’ont énormément apporté pour accéder au carré final.

"Humainement, j’ai eu la confirmation que j’étais vraiment faite pour les sports collectifs."

Qu’est-ce qui t’aura le plus marqué dans cette aventure humaine ?

S.D. : Humainement, j’ai eu la confirmation que j’étais vraiment faite pour les sports collectifs. Je me suis vraiment éclatée lors de la partie précédant la réunification. Les épreuves où j’ai été utile au niveau des jeux en équipe pour le travail et la solidarité ont clairement étaient mon point fort. Quand la partie est devenue individuelle, je ne me suis pas sentie aussi l’aise pour défendre mes chances. J’ai préféré garder une certaine réserve à ce moment-là, je pense que cela a été salvateur.
Je me suis éclatée sur les épreuves collectives, je me suis retrouvée capitaine d’équipe et j’ai préféré. Le totem remporté durant une épreuve en duo prouve bien que je suis plus à l’aise quand l’esprit d’équipe et la solidarité sont mis en exergue pour gagner.

Tu es une vraie compétitrice, cette expérience va-t-elle changer ton regard par rapport à ton parcours rugbystique en tant que joueuse et coach ?

S.D. : Je manage une quarantaine de personnes au quotidien, j’ai eu l’occasion de tester mes capacités à fédérer, à rassembler, j’ai eu confirmation que je suis faite pour travailler en équipe. Je n’essaierai pas de m’investir dans des activités professionnelles ou sportives individuelles, car j’ai bien senti que cela ne me correspondait pas. La confiance que je peux avoir en moi se fait au travers des autres et dans ce que je peux transmettre au groupe. Cela m’a donné une estime et une confiance en moi supplémentaires, j’ai vraiment compris qui j’étais.

J'ai envie que mon expérience puisse aussi permettre au rugby féminin et à mon club d'être médiatisés davantage. Depuis mon retour, il arrive assez souvent que des supporters se rendent plus régulièrement au stade pour nous encourager pendant les entrainements puis les matches à domicile.

Portrait Sandrine Koh-Lanta

"J'ai envie que mon expérience puisse aussi permettre au rugby féminin et à mon club d'être médiatisés davantage."

Lorsque TF1 est venu à Brive pour réaliser ton portrait, tu nous as dit qu’il s’agissait d’un reportage mettant en avant l’implication des femmes dans le sport. Quelques semaines plus tard tu faisais tes débuts dans l’émission de TF1.

S.D. : En effet, lorsque l’équipe de TF1 est venue filmer, j’étais soumise à la confidentialité donc il a fallu trouver un prétexte, cela a été compliqué de garder le secret, mais la surprise de ma participation fut grande pour bon nombre de personnes.
Koh-Lanta à première vue, c’est pour les sportifs mais ce n’est pas spécialement le plus fort qui l’emporte, on l’a bien vu par ailleurs.
D’un autre côté, on peut dire que ce fut vraiment compliqué dans un sens pour moi, car j’ai dû partir au moment où la saison sportive de mon équipe au club se jouait ; nous étions aux portes de la demi-finale. J’ai tenté de prendre des nouvelles dès que possible pour suivre le parcours de l’équipe, cela fut un crève-cœur pour moi de vivre cette aventure à des milliers de kilomètres.



Comme beaucoup de joueuses et de joueurs, tu es à la fois joueuse et entraineur puisque tu participes à l'encadrement de l’effectif des cadettes. À ce titre, ta fille Romane évolue sous tes ordres. Comment a-t-elle vécu ton parcours. On imagine que cela doit être une grande fierté pour elle ?


S.D. : Je fais partie du staff des cadettes cette année aux côtés de Pierre et Tatiana qui en sont les coaches principaux, je donne des conseils avisés aux filles car les filles ont besoin d’être rassurées, mon rôle est transversal, il s’agit en quelque sorte de faire le lien entre le sportif et la vie du groupe, un peu comme une nounou (rire)…. Je fais cela avec un peu de recul, volontairement aussi parce que j’entraine ma fille depuis toute petite et qu’elle a besoin de prendre son envol. Voilà mon rôle au sein de l’équipe.

J’avais à cœur de montrer à Romane qu’il faut se battre pour accomplir ses rêves, le mien c’était de faire Koh-Lanta et j’y suis arrivée. Y être puis y rester le plus longtemps possible était mon but et j’ai fait quarante jours d’aventure sur 41. D’autant plus que j’ai débutée en étant blessée, ce fut un sacré challenge à relever que de devoir composer avec un relatif handicap d’entrée de jeu !
Aujourd’hui, je ressens en ma fille une grande fierté par rapport à mon parcours. Elle sait que je suis une femme seule dans la vie, et elle a vu que j’ai traversée tous les obstacles qui se dressaient devant moi pour aller le plus loin possible.
J’espère que mon parcours lui montrera la voie pour son futur dans la vie. Elle dit dans l’émission que je suis son modèle, c’est très important pour moi aujourd’hui d’entendre ces mots venant de ma fille, et de voir ses yeux qui brillent par rapport à l’aventure que j’ai faite. Cela lui a donné une certaine âme de leader qu’elle avait certainement en elle et qu’elle n’osait pas exprimer, et ce de fait cela lui a donné confiance en elle.

On va dire que tu as lui a montré en quelques sorte la voie ?

S.D. : C’est ce que j’ai voulu faire en tout cas, c’est ce qui a véhiculé toute mon aventure et je pense que la suite me le confirmera et j’espère en effet lui avoir inculqué cela.

André le gagnant de Koh-Lanta pratique lui aussi le rugby à Orléans. Avez-vous des points en commun ? Avez-vous eu le temps partager au travers votre passion commune lors cette expérience hors norme ?

S.D. : Effectivement oui, André pratique lui aussi le rugby. Dès le 10ème jour je me suis retrouvée avec lui lors de la recomposition des équipes et de suite nous nous sommes rapprochés grâce à notre passion commune.
André est quelqu’un qui a beaucoup d’humour, nous avions très vite construit une grande complicité. De plus le rugby a généré une espèce d’aura vis-à-vis des autres lorsqu’ils ont appris que nous pratiquions ce sport. Il y a eu quelque chose de très positif qui a été véhiculé autour de nous deux et davantage lorsque nous-nous sommes retrouvés dans la même équipe. Nous étions préférés à d’autres pour notre force, notre puissance, cela s’est vu sur beaucoup d’épreuves : les radeaux, les cruches… nous avions ce supplément d’âme pour aller chercher des ressources lors des épreuves de force. Nous étions des valeurs sures et puis nous apportions une certaine joie de vivre dans l’animation du camp, nous véhiculions des valeurs de partage.

André en plus est quelqu’un d’adorable, un jeune homme très galant, très courtois, très à l’écoute des autres, très empathique. Nous-nous sommes tout de suite compris, et avons eu très vite des relations de potes, de potes de rugby. Il est arrivé que l’on se mette des grandes claques dans le dos par moment comme deux potes, les autres candidats nous regardaient faire l’air subjugués, c’était assez drôle et puis j’avais aussi une petite complicité maternelle car il aurait pu être mon fils par son âge donc nous avons été assez proches tout au long de l’aventure.
D’ailleurs jusqu’à la fin, j’ai puisé mon énergie auprès d’André. Nous-nous réconfortions tous les deux, chacun pour redonner de la force à l’autre comme sur un terrain de rugby. J’ai pu compter sur son soutien jusqu’au bout.